La radio nous mentait, on ne connaissait pas l'avance rapide des attaquants... Nous partons en direction de Saint Pol... des rumeurs nous apprenaient que les "Boches" y etaient deja... Demi-tour, nous essayons de rentrer chez nous, la voiture ou etaient mes parents reussit a rejoindre la maison assez vite... Celle ou j'etais avec une amie tombe en panne d'essence, aucun ravitaillement possible de ce precieux liquide... et nous voici a pieds, par des petites routes de village, fuyant les nouvelles ou se melangaient les fuyards et ceux qui revenaient...
D'autres ont eu moins de chance, subissant ces etres orgueilleux devant leur avance rapide sans perte d'hommes, sans combat ou presque. Tous les allemands n'etaient pas des brutes sauf les SS, beaucoup subissaient la guerre, nous montrant les photos de leurs femmes et enfants...
La vie reprenait un cours tranquille, si l'on peut dire, malgre le joug de l'occupant. Nous, dans les campagnes, on n'a pas souffert de la faim, nous avions des jardins, des poules, des lapins, l'on nourissait meme un cochon... tous les cochons du Nord s'appelaient Adolphe! Et pour survivre l'on devient tres ingenieux, la debrouillardise, le marche noir, tout s'installe... |
Helene Delattre
17 Juillet 1997
Helene a ecrit d'autres histoires a propos de cette periode :
Cette histoire a ete tapee par son petit-fils Alexandre.
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